Et la lumière fuse

#07 Julia, directrice de la photographie
Visage fin, regard doux, sa voix a les accents du pays basque. Ses yeux clairs laissent passer la lumière.
J’ai rencontré Julia en 2007, en vitesse, sur un court-métrage qu’on devait réaliser en 48 heures chrono. J’officiais comme scénariste, elle dirigeait l’objectif et les loupiotes.
Depuis, elle est entrée à la Fémis, THE école de cinéma parisienne, une structure qui produit six réalisateurs, six scénaristes, autant de chefs op et de monteurs par an, avec une bande annonce devant laquelle bavent des centaines de candidats chaque année et qui en envoie autant bouler, moi comprise. Julia aura terminé ses quatre ans d’étude en juin prochain. En parallèle, elle bosse déjà en tant que, euh… chef opérateur ? teure ? trice, peut-être ? Julia m’éclaire : « je me pose encore la question, mais de toute façon, je trouve que ‘chef op’ fait un peu militaire. Les Américains parlent de ‘directeur de la photographie’. Dans mes derniers projets, j’ai été créditée ‘directRICE de la photographie’. C’est encore ce que je préfère, même si ça me donne l’impression de revendiquer un certain féminisme… »
Une fois qu’on s’est mises d’accord sur l’intitulé de son métier, on peut commencer.
Chef op’/ directeur de la photo consiste à travailler l’image d’un film; plus globalement son atmosphère, en passant par  le cadrage et la lumière. L’objectif est de concrétiser l’idée (complètement abstraite le plus souvent) qui plane dans la tête d’un réalisateur, en passant par tout un panel d’ampoules et de watts. Une mission délicate.
Pourtant cinéphile aguerrie, je pensais que le cadre était réservé aux cadreurs (pas vous ?)
« Je ne pourrais pas faire la lumière sans le cadre, c’est intimement lié. Dans 80% des films en France, tu fais les deux. » Et qu’on ne vienne pas lui demander à quoi sert son boulot : une lumière, c’est un contraste et une couleur. Son travail ne se voit pas, il se ressent. C’est un peu comme le maquillage. Quand il se voit, ça veut dire que c’est raté.
Quand elle évoque le cinéma, son regard a tendance à s’éteindre. Selon elle, on ne prête pas assez attention à son métier : « le nombre de films qui se réduisent à simplement filmer un scénario ! » Pourtant, tout autant que l’histoire, la mise en scène et les acteurs, la lumière joue un rôle clé dans un film : « Si le réalisateur ne raconte rien avec la lumière, alors autant qu’il écrive un bouquin ! » précise-t-elle, mi amusée mi révoltée.
« Aux Guignols de l’info, j’ai vu les marionnettistes et les scénaristes inventer un monde »
Elle ne donne en tout cas aucune leçon, parce que plus jeune, elle en tenait une couche : « au collège, je pensais que le réalisateur faisait tout. Il créait l’histoire, il réalisait et il montait le film ! » Après avoir regardé « La guerre des étoiles », elle a dû trouver George Lucas balèze. Du coup, elle ne se sent pas assez à la hauteur pour faire du ciné et veut être architecte d’intérieur. Déjà, elle veut composer des espaces, allier des matières, réfléchir à l’agencement des pièces d’une maison par rapport à la lumière et aux couleurs. En parallèle, elle développe sa cinéphilie. Elle loue des VHS, s’abonne au magazine Première, et un jour, c’est l’illumination. Un lecteur a demandé ce qu’était un chef op. Dans la réponse du magazine, Julia lit la description de son futur métier. « Je me suis dit que j’allais faire du cinéma. Et puis comme je ne savais pas dessiner, l’architecture, c’était un peu compromis. En plus, je ne voulais pas faire de longues études. Même si au final, ça m’a pris six ans ! »
Elle continue à regarder des films, guidée par sa grande sœur, en se concentrant cette fois sur l’image. Elle vise ensuite un BTS audiovisuel, « court et efficace », mais elle doit pour y entrer avoir un bac S. Malgré des notes scientifiques catastrophiques, elle est prise en BTS à Roubaix et à Toulouse car ils privilégient l’expérience : au lycée, elle s’est mise à la photo, a créé un ciné club et tourné de petits films institutionnels. Ça aide. Elle choisit la ville rose, parce qu’en tant que basque : « Roubaix, c’était pas possible ! » Elle y fait ses classes pendant deux ans, et y développe une vision globale du cinéma. « C’était autre chose que les films des années 90 que j’allais voir avant. Les étudiants connaissaient la Nouvelle Vague, Bergman, Pialat. J’ai appris à développer mon sens critique, je n’étais plus seulement ‘la cinéphile du lycée’. » Après un stage de journaliste reporter d’images en Espagne et un été à régler l’éclairage pour une compagnie de théâtre itinérante, elle monte à Paris. La suite du scénario est caricaturale : elle a 21 ans, elle ne connaît personne, sa première chambre de bonne est plus glauque que le placard d’Harry Potter, les gens ne la calculent pas. Elle bombarde les boîtes de prod de CV, et se souvient: « c’était complètement inutile ».
Au bout de quelques semaines, ses amis du BTS débarquent à leur tour et l’une de ses amies l’aide à décrocher un stage aux Guignols de l’info.« J’étais assistante mise en scène, pas sur le plateau, mais pour les petits sketchs. Un poste qui te permet de rencontrer tout le monde et voir une réalisation dans sa globalité. J’ai vu discuter les marionnettistes avec les scénaristes et les décorateurs, je les ai vus inventer un monde. » Pour Julia, le travail d’équipe est un élan vital, un moteur. Elle fait un parallèle avec la réalisation d’un plat : « le réalisateur, c’est le chef cuistot. Il a les produits et la recette. Mais derrière, il faut une brigade : un saucier, un pâtissier, un sommelier… ils ont tous des compétences spécifiques et ils proposent tous leur savoir-faire au chef pour réussir au mieux la recette. C’est l’alliance de la créativité et de la technicité. A la fin, on vise le plaisir immédiat du public. » 

Les Guignols

Après les Guignols, elle fait pas mal de figuration pour compléter ses heures d’intermittente. A chaque fois, elle va voir les directeurs de la photo pour leur demander un stage. Un jour, ça marche. Elle enchaîne une pub puis un long-métrage.
De film en aiguille, une scripte lui fait rencontrer un directeur de la photographie qu’elle va assister pendant trois ans. « J’étais seconde assistante caméra. Le directeur de la photo (ou chef op’, vous suivez ?) cadrait, le premier assistant faisait la mise au point et moi, je chargeais et déchargeais les pellicules. C’est flippant, car il ne faut pas les mettre au jour. En une demi seconde, tu peux cramer toutes les séquences qui ont été tournées. »
« Les étudiants de la Fémis ne sont pas des snobs qui filment le parquet des apparts parisiens »
La pellicule ? Et le numérique alors ? Il ne l’a pas encore enterrée ? « En ce moment, on vit une période intéressante parce qu’on est à 50/50. Avant, on n’avait que l’argentique. Après, on n’aura que le numérique. J’aime avoir le choix, selon le propos du film. »
Question coût, Julia brocarde une de mes idées reçues. Il est vrai qu’au niveau tournage, la pellicule est plus chère, mais la post production numérique coûte un bras.
De la même façon, du super matériel n’est pas forcément un bon choix : « il faut servir le film. Si tu fais un film de potes ou de famille, une caméra DV dégueu peut être parfaite ». Et le fameux 5D ? L’appareil photo dont tout le monde me rebat les oreilles parce qu’il peut tourner des films ? « Le 5D fait une image tellement forte qu’il est difficile de la moduler. En plus, il ne convient pas quand il y a beaucoup d’action, de mouvements, ou des plans larges comme dans les westerns. Céline Sciamma l’a utilisé pour ‘Tomboy’ parce que c’est un film avec des enfants. Quand tu veux capter leur fraîcheur, leurs jeux spontanés, la pellicule n’est pas indiquée. Le temps que tu la recharges, ils auront fini. Le 5D a une bonne sensibilité, il permet de tourner vite et avec moins de lumière. Mais encore une fois, ça dépend des cas ! »
Sous l’influence de son ‘mentor’, elle tente la Fémis, réservée aux moins de 27 ans, et limitée à trois essais. Le 3e est le bon, en 2007, grâce en partie à un dossier d’enquête pour lequel elle photographie des prostituées. La représentation du corps est une thématique qui revient souvent dans le travail de Julia. Dans son mémoire de fin d’année, en revanche, elle se demande : ‘comment représenter l’état interne d’un personnage par l’altération photographique ?’ Autrement dit, comment rendre les émotions, par essence invisibles (mémoire, peur…) ? Comment transcender le sentiment par l’image ? « Au théâtre, il y a le monologue, en littérature, tu peux pondre 30 pages sur une description, mais au cinéma ? Une des solutions est d’altérer l’image : le flou, le ralenti, le zoom…la surpixellisation. » Et de me citer les autoportraits décomposés de Francis Bacon et les impressionnistes.

Autoportrait, Francis Bacon

Après presque quatre ans à la Fémis, que peut-elle en dire ? Est-ce une structure rigide abritant des pseudos artistes mi bobos mi snobs qui se regardent filmer ? Une rumeur persistante (provenant bizarrement de pas mal de recalés), qui ne colle pas vraiment avec le profil de Julia. « Non c’est faux ! Nous ne sommes pas des intellos qui filmons uniquement en appart parisien avec parquets et cheminées ! » A la Fémis, elle a principalement appris à lire un scénario et à bosser avec un réalisateur. « En première année, je me suis dit : ‘mince, on n’apprend pas la technique, par exemple, à faire un éclairage à la bougie.’ J’ai compris après que 90% d’une image réussie réside dans ta compréhension du film et des intentions du réalisateur. La technique est secondaire. C’est facile d’être un pur technicien, de rendre une atmosphère tamisée, mais quand c’est pas possible, il faut être capable de proposer autre chose, tout en gardant l’idée du réalisateur. Le seul moyen d’apprendre, c’est sur le tas, en filmant. Pour reprendre l’exemple de la bougie, c’est à force d’essayer que tu trouves la bonne alchimie entre la bougie et l’éclairage. Et ce qui aura marché pour un film sera une catastrophe pour un autre. Il n’y a pas UNE bougie et UN éclairage. Il faut toujours tester, recommencer. Ça fait peur, mais au final, ce serait triste s’il n’y avait qu’une manière de faire les choses ! »
« Les réalisateurs sont très souvent flippés »
Etant encore à l’école, elle peut se permettre quelques ratages : « mais qu’est-ce que t’es mal quand une séquence merde…! ça m’est arrivé lors d’un tournage école, une nuit, en Normandie : ce court-métrage, c’était  vraiment ‘Lost in la mancha’  » (N.B : LA figure majeure du tournage maudit, by Terry Gilliam)  « On a eu problème technique sur problème technique. Tout le monde en avait ras-le-bol. On tournait en argentique, et on s’est aperçu que dans le couloir, le magasin rayait la pellicule ». (Oui oui, vous n’avez rien capté, moi non plus, ça s’appelle du jargon).
La Fémis lui a aussi permis d’assister le grand Michael Haneke. Contrairement aux apparences, ce n’est pas avec lui que Julia a le plus appris : « C’est un sur-technicien, il sait tout faire. Il est absolument génial, mais il sait tellement ce qu’il veut que tu es inutile, tu n’as aucune force de proposition. Pour un débutant, bosser avec lui n’est pas très intéressant, même si avec lui, j’ai quand même beaucoup appris ! »
A l’avenir, elle veut continuer l’assistanat, pour toujours avoir un recul sur le travail d’autrui, continuer à apprendre et à se nourrir. Elle n’est pas du genre à vouloir développer un style et devenir un modèle : « j’aurais trop peur de faire toujours la même chose, il faut être balèze pour se renouveler. Ce qui me définit en temps que chef op n’est donc pas un style d’image mais le choix d’un scénario. Je passe tellement de temps à essayer d’incarner une idée que si l’histoire ne me plaît pas, je n’y vais pas ! »
Julia débute toujours par un brief avec le (ou la) réalisateur (trice), puis en fonction de ce qu’elle ressent de ‘l’idée’, elle envoie des intentions d’images (photos de films, peintures, livre…) afin de rendre une atmosphère. La lumière va-t-elle être diffuse, cassante, enrobante, cotonneuse, laiteuse ? L’image : contrastée ou douce ? L’ambiance : plutôt saturée ? pastel ? « Tout cela a à voir avec l’esthétique du film. A ce stade du projet, je suis aussi en contact avec le(a) décorateur(ice), le(a) costumier(e), le(a) maquilleur(euse). » Jusqu’à ce que le réalisateur lui dise qu’elle chauffe ou bien qu’elle brûle. Il la renseigne en parallèle sur ses futurs outils : budget et conditions de tournage. « En fonction des propositions qu’il a aimées et du budget, tu adaptes tes outils…qui prennent vite la taille d’un camion ! » Après, elle négocie avec la production, l’empêcheuse de tourner en rond. Les producteurs, ce sont (mais pas que), les casseurs de rêves. Ces gens qui refusent les tournages sur la lune ou au fond de l’océan. « Mon job est de défendre l’image du film. Je ne suis pas butée, non plus. On discute en bonne intelligence pour essayer de trouver la meilleure solution possible. »
Et pour négocier, il faut savoir être patiente. Une qualité qui l’aide aussi à jongler avec des égos souvent fragiles et surdimensionnés. « Je n’ai pas de ‘point de vue’ artistique, mais j’ai des idées techniques pour alimenter celui d’un réalisateur. Je suis une force de proposition. Je concrétise des sensations, des perceptions. J’ai ma propre sensibilité, on fait appel à moi pour mes compétences, mais je dois aussi épouser celles des autres. J’acte le film d’un réalisateur, ce qu’il a rêvé, fantasmé, parfois depuis deux ans. Si un réalisateur est chiant, c’est parce qu’il est flippé. Il a peur que ça ne marche pas. D’autant plus qu’il s’agit d’un projet intime dans lequel il a mis beaucoup de lui-même. »
Pour cette raison, les projections de rushes (ce qui a été tourné) peuvent être difficiles. « Des fois, tu proposes tellement qu’il prend beaucoup de toi, mais ça reste SON film. Tu dois être là pour lui. Il ne vaut mieux pas avoir de problème d’égo. Quand il voit le résultat, il a perdu quelque chose et gagné autre chose. Il faut réussir à trouver un équilibre. »
En dernière année, elle travaille davantage qu’elle ne suit de cours, grâce à son réseau : « dans ce métier, on ne recrute pas un poste, mais une personne, par le bouche-à-oreille. Des fois, tu as bien bossé et tu ne piges pas pourquoi tu n’es pas choisi, ça t’empêche de dormir. Le réalisateur peut ne pas te rappeler car il veut essayer avec quelqu’un d’autre. » On dirait presque une histoire d’amour. Le monde du cinéma n’est pas qu’une famille idéale qu’il suffit d’intégrer. Les compétences jouent autant que le relationnel. « Il peut aussi se produire l’inverse : une fois, le tournage s’est mal passé mais pendant le montage, le réalisateur m’a rappelée en me disant que finalement, j’avais eu raison ». Julia, c’est encore l’enfance de l’art : « on se cherche tous ensemble, je suis encore une jeune chef op’. On essaie de créer notre famille de cinéma. On peut encore se faire  part de nos doutes, c’est encore agréable ».
Fondu au noir
Ses deux derniers projets incarnent une vraie diversité artistique :
– « Macha », un moyen-métrage tourné en Ukraine. « Un road movie qui m’a appris à travailler très vite, en lumière naturelle, caméra à l’épaule. C’était la première fois que je filmais des actrices sans penser à l’image. J’étais tout le temps collée à elles, j’ai trouvé intéressant de réussir petit à petit à trouver un rythme, une danse avec elles. A la fin, j’anticipais leurs moindres gestes ».
– « La mort du loup », un court-métrage esthétisant : « un vrai cadeau en terme d’image ! Sans dialogues, tout devait passer par le cadrage et le jeu, tout était storyboardé » (story bordé pourrait-on dire, c’est-à-dire que le moindre plan a été dessiné, millimétré, anticipé). « On a tourné dans un château superbe, il y a eu une vraie rencontre avec les propriétaires, qui allait plus loin que le tournage. »
Son travail lui permet en effet de voyager et lui donne accès à des lieux insolites, dont elle apprend énormément. « Je suis allée en Ukraine, au Liban, en Espagne…j’aime rester longtemps quelque part pour voir évoluer la lumière. » A force, Julia se fait un répertoire de correspondances lumino-topographiques. « Un ciel couvert avec une trouée de soleil, c’est la lumière parisienne par excellence, car les pierres des façades haussmanniennes sont si claires que le contraste avec le ciel est alors saisissant. » On imagine un réalisateur lui parler d’une séquence à tourner à Tripoli un après-midi. On la voit bien répondre : « une lumière tamiso-diffuse ici après 6h32 ? Tu es plein d’espoir; cela dit, on doit pouvoir se la tenter sur le lac Baïkal ou bien en Mongolie ».
Sur la lumière, ok, on est suffisamment éclairés. Mais quid de son rapport aux ombres ? Est-elle aussi fondue du noir ?
« L’ombre et la lumière, c’est un peu le mal et le bien. L’ombre représente la dureté d’un scénario ou d’un personnage. Pour Henri Alekan, un des plus grands chefs opérateurs français, la qualité d’une ombre donne une information capitale. L’ombre et la lumière, c’est pareil. On travaille sur des non-dits, des ressentis. »
La projection est presque terminée. Avant d’inscrire le mot « fin » sur l’écran de cette interview (que l’on vit plutôt mal en tant que journaliste, car il est toujours difficile de se séparer d’un interlocuteur passionnant),  on lui demande comment elle vit, de son côté, la fin d’un tournage.
« C’est très dur de sortir d’un film, car c’est un travail continu. Toute l’équipe est dans le même hôtel, alors tu en parles au petit-déj, toute la journée, et juste avant de te coucher. Il faut se protéger. Parce qu’on vit, on mange, on respire le film. On fait 35 heures en trois jours. Quand un tournage se termine, c’est plus qu’une colonie de vacances, c’est une réflexion que tu as eue pendant des mois, qui finit par faire partie intégrante de toi, qui s’arrête d’un coup. Il faut tout reprendre à zéro pour un autre projet…quand je rentre d’un tournage, je suis heureuse de retrouver mes proches, mais j’ai un baby blues de dingue. »

Julia sur un tournage

Les questions bonus
Son métier en un mot :
Sensible.
Petite, elle voulait être :
Architecte d’intérieur.
Un autre métier ?
Cuisinière.
Le jargon :
Gélatine, mandarines, kilo HMI (lumière froide du jour) lumière tungstène (abat-jour, tamisée), kino (fluo), sa source préférée. Les kinos ressemblent à des néons, ils créent une lumière douce et diffuse sans faire d’ombres.
Sa lumière naturelle favorite :
Les plages du nord en hiver, comme Dunkerque ou Ostende, là où mer et ciel se confondent. Ça donne une lumière crue et étale qui fait ressortir les couleurs vives.
Ses modèles :
Les chefs op’ Darius Khondji (« La cité des enfants perdus » de Jeunet et Carot, « Panic room », « Se7en » de Fincher… ), Harris Savides (« Gerry », « Elephant » et « Last days » de Gus Van Sant, mais aussi « Somewhere », le dernier Sofia Coppola), et Lance Accord (« Marie-Antoinette », « Lost in translation »…)
L’anecdote:
« Il n’y a pas d’anecdotes, mais des situations. Y’a des décors où t’as tellement l’air con ! Tu te retrouves en combinaison sous l’eau dans le lac d’une base de loisirs à Cergy à 6h du mat, ton réveil sonne tu te dis : ‘bon’.
Les fois aussi où tu attends la pluie à 3h du mat au Liban avec des gens que tu connais pas, ça invite aux confidences intimes. Après tu en recroises un dans un magasin de matos six mois plus tard, sa tête ne te dit que vaguement quelque chose, et là tu te souviens lui avoir parlé de… (au choix : la chimio de ta grand-mère, l’alopécie de ton caniche, ta colombophobie…). « Il faut une énergie de dingue : on est 50 personnes à patauger dans la boue, au milieu de la Creuse, pour filmer quelqu’un, pour faire une histoire que les gens iront voir… ou pas. Il faut être fou ! »
P.S : « Et toi t’es dans quoi » a sa page Facebook ! Et la liker, c’est me faire grand plaisir la conserver !
C’est par là
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2 commentaires pour Et la lumière fuse

  1. Ping : En rouge et blanc |

  2. ma dit :

    mmh y a pas à dire, ça fait quand même rêver le monde du ciné ! 🙂

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