En rouge et blanc

#08 Gérard, (LE) père noël
A quatre jours de noël, on ne peut pas dire que son plus célèbre représentant soit à la fête.
Avec son humour légendaire, le père noël a d’ailleurs répondu à mon invitation à témoigner dans « Et toi t’es dans quoi ? » par un raffiné : « et moi chui dans quoi ? Chui dans la merde, HOHOHO ». Le ton était donné.
Halte aux idées reçues. Oui, le père noël existe (vous croyez quand même pas que je suis allée chercher un vulgaire père noël de supermarché), « et non, je ne vis pas en Laponie, arrêtons les conneries ».
J’ai rencontré Gérard (oui, ça casse le mythe) à l’expo : « Des jouets et des hommes », au Grand Palais. Il y errait entre nostalgie et amusement, et se remémorait les objets qu’il avait jadis distribués à des plâtrées d’enfants sages. (Ou pas, d’ailleurs : « il n’y a aucune discrimination, tous les marmots ont leurs joujoux, même si des fois, je t’en foutrais, des baffes… »)
On s’est mis à papoter devant une vitrine. A l’intérieur, un Playmobile vétérinaire réanimait une tortue luth. Et c’est en le regardant regarder que j’ai capté. A sa façon de caresser les figurines du regard. C’était le Père Noël. Le vrai. Il n’avait encore jamais donné d’interview et était tout contrit de s’être fait démasquer. Après de longues circonlocutions, on s’est retrouvés dans un bar des Champs-Elysées à parler de son métier.
Il m’annonce tout de suite la couleur, bien plus nuancée qu’un simple rouge et blanc :
1) « Je ne suis pas éternel. »
2) » Il n’y a rien de magique. Je suis salarié (en chef, mais salarié). Je supervise la production, je suis aux 35 heures, et tous les soirs, je rentre chez moi, à Clichy-sous-bois.
 »
3) « Si tu évoques une seconde la magie de noël, les gentils nenfants ou les joujoux par milliers, je t’explose les tibias à coup de hotte » (bon ça il l’a pas dit mais c’était un peu l’idée).
Gérard est le père noël depuis 2005, et il a 61 ans : « avant un certain âge, on n’a pas le cheveu assez blanc, et l’affaire est prise très au sérieux ! Une manière aussi d’être sûr que le titulaire ne nous fera pas le coup de la calvitie précoce. On en a même tiré un proverbe : ‘Père noël au bulbe capillaire fourni jusque sur le menton ne fera pas faux bond’. C’est arrivé une fois, en 1820. Il s’appelait Carlos, il était mexicain. Pendant six mois on n’a rien vu, rien soupçonné. Jusqu’au jour où sa perruque est tombée par mégarde. Il avait été victime d’une alopécie totale due à un choc traumatique à 29 ans. Plus un poil sur le caillou. Mais il n’avait jamais pu faire une croix sur son rêve de devenir père noël. Ce fut quasi un coup d’État, on a dit qu’il avait été élu ‘à la barbe’ des autres. L’expression est restée. »
« Le mandat du père noël : un mélange entre l’élection du Pape et les dernières législatives égyptiennes »
Ok, la carrière commence à 55 ans, mais ils font quoi, avant ? Et combien sont-ils ? Y a-t-il un père noël par pays ?
« Nous sommes organisés en confédération, mais notre statut est ambigu : nous sommes connus comme le loup blanc mais aussi discrets que les francs-maçons ». Je tombe des nues. « Sauf au moment du marathon annuel. On est obligés de se déguiser en faux pères noël pour passer inaperçus, tu vois le délire ! »
Puis il me regarde droit dans les yeux, ému : « notre formation ? C’est l’école de la vie » me confie-t-il sur un ton poignant. J’ai failli me faire avoir. Il reprend, ravi de sa sortie : « mais non, nous suivons des stages, nous avons également mis en place des apprentissages, et des contrats en alternance. L’ennui étant qu’au final, il n’y a que peu d’élus. En fait, ça s’apparente à rester toute sa vie en prépa dans l’espoir d’intégrer l’ENS. »

Le marathon annuel, à San José

Il n’y a donc qu’un seul père noël. Mais en vérité, ils sont des centaines d’aspirants à s’affûter la barbe (pour rien) : « notre système est endogamique, depuis des générations. Nous venons de toutes nations. Ouzbékistan, Bhoutan, Soudan, Îles Caïman… Beaucoup rêvent d’accéder au statut suprême mais n’y parviendront jamais, hohoho ! Ils seront au mieux contremaîtres toute leur vie dans nos usines; certains sortent carrément du système et deviennent pères noël de supermarché. Ce sont les pires. Un peu comme les chargés de prod’ qui ne deviennent jamais réalisateurs, ou ceux qui foirent l’ENS et qui se retrouvent à enseigner dans les ZEP ».
Et de m’expliquer l’énormité de la machine, huilée comme une friteuse : « celui qui part en retraite nomme cinq successeurs potentiels, venus d’un continent radicalement différent. Il y a six ans, j’ai pris la suite de Kadhafo Ben Alo, père noël libyen. La confédération vote ensuite à la proportionnelle unilatérale à deux tours, un mélange entre l’élection du Pape et les dernières législatives égyptiennes ».
Vous avez donc été élu ? Mais comment intègre-t-on votre confrérie ? En tant que citoyen lambda, c’est possible ?
« Désolé, mais non. Depuis des siècles, on se reproduit entre nous et on perpétue notre organisation. Le père noël bosse de 55 ans à 65 ans (mais la retraite passe à 67 ans l’an prochain en France). J’ai été élu à la majorité dès le premier tour. Les mauvaises langues ont dit qu’il y avait pas trop le choix. C’était le tour de l’Europe, et on pouvait décemment pas nommer un Irlandais, un Espagnol ou un Italien. Et je vous parle pas de Theodoulos, le Grec. Il n’a pas eu une seule voix. »

Pourquoi, c’est l’État qui vous paye ?
« Avant, oui. Plus maintenant, à cause des grands magasins qui nous ont sucré notre boulot et nos subventions, même s’ils se rattrapent derrière, mais j’en parlerai plus tard. Bref. C’est surtout que la nation du père noël en titre finance tous les ans des ballotins de chocolat pour chaque lutin et si ç’avait été l’Italie ou la Grèce, il est évident qu’ils n’auraient pas pu. »

Non mais attendez, des lutins quoi ? Mais carrément ? Et la mère noël, elle existe ?
« Bien sûr que la mère noël existe ! Tu crois que je me soulage comment ? » (rire gras). « Bon en fait, tu as presque raison, elles n’ont été introduites qu’en 1885. Avant, les femmes n’avaient pas droit de cité, on n’avait pas de descendance et on recrutait les nouveaux sur casting. Deux choses ont précipité la décision : d’abord, les uniformes. C’était une cata, les lutins n’arrivaient pas à coudre leurs costumes de travail, ils étaient toujours ni faits ni à faire. Nous, on a embauché Virginie en 2008. C’est une créatrice de mode virtuose qui fait passer le Santa Claus de 1999 pour un SDF. Mais elle ne serait rien sans Annick, qui nous déniche toujours des tissus de fou.
Bon, faut aussi dire qu’il y a eu l’affaire des pères noël pédophiles qui n’a pas aidé. Frustrés, ils s’en prenaient aux lutins. Je te fais pas un dessin… »

Une des mères noël

Mais attendezzzz, les lutins, ce sont vos enfants ? Et vous encouragez le travail des enfants ?
(Troublé)
« Ah non, ce sont des adultes, mais nains. Du coup, les pères noël coupables n’étaient donc pas vraiment des pédophiles, mais tu comprends l’idée. »
Mais d’ailleurs pourquoi restent-ils petits ? Ils sont génétiquement modifiés ?
(Silence gêné).
Et vos héritiers ne deviennent pas pères noël ?
« Hohoho ça va, on n’est pas en monarchie. Y’a des élections je t’ai dit. Bon, je te cache pas qu’il y a un peu de corruption. J’ai moi-même dû faire tuer le fils de Kadhafo Ben Alo« … »


« Mais non, je plaissssannnnnnnnnte !!! »
« Le métier évolue, le père noël est passé de distributeur à grossiste. »
Bon, tout de suite la question qui tache : père noël, c’est pas un peu saisonnier ?
« Mais ma bonne dame, le reste du temps, je supervise la fabrication des jouets ! J’écoute pas pousser ma barbe, quoi… »
Vous avez parlé des grands magasins tout à l’heure, qu’avez-vous à en dire ? Non parce que c’est pas tout ça, mais je fais quand même partie des 99% de personnes qui se cassent le c… à acheter leurs cadeaux de noël eux-même. Et puis d’abôr, à quoi tu sers ????

« Avant, y’a trèèès longtemps, on était payés par l’État intégralement. Et les plus généreux sont pas ceux qu’on croit. Le gouvernement Chirac nous a donné bien plus que Mitterrand. Faut dire qu’en 1995 a été instituée la loi Sapin, qui permettait plus d’indulgence sur la dette du PIB si le budget alloué à notre organisme était supérieur à 1,5%. Un peu comme le crédit d’impôt sur les travaux permet de préserver l’environnement. Toujours est-il que, depuis des décennies, la plupart des gens ne croient plus au père noël et achètent leurs cadeaux. eux-mêmes les glandus. Résultat, l’État pense, comme toi, qu’on sert à rien, il a arrêté de nous arroser; maintenant, il nous donne peanuts. Et comment on vit ? Tu crois qu’on va apprendre un métier, je veux dire, comme tout le monde ? Tu te fourres le traîneau dans le… »
Ouais ouais c’est bon, j’ai compris.
Il reprend, calmé : »le métier étant en perdition, on reçoit des indemnités de la part des entreprises auxquelles les gens achètent leurs cadeaux (les plus grosses, genre la Cnaf) car elles nous piquent notre boulot. Du coup au final c’est pas plus mal, on est payés à rien foutre (ne le dis pas dans l’article, hein). Et puis avec la concurrence des chinois, des coréens…On s’était carrément arrêtés de produire et on vivait de parachutes dorés.
Enfin bon ça, c’était surtout y’a cinq ans. Maintenant, y’a un retour au bio, à l’authentique. Les gens veulent revenir au bois des forêts laponnes. Les boîtes ne nous filent plus de pécule pour dommages et intérêts, ils nous achètent nos jouets pour les revendre. Je te signale quand même qu’on est les seuls à produire artisanal, les esclav…lutins sont plutôt doués, tout est fait main. N’empêche que les gens feront toujours plus confiance à une marque connue qu’à la qualité « Père Noël », dont ils pourraient se méfier (notre label a tellement été récupéré…) Ainsi, le métier évolue, le père noël passe petit à petit de distributeur à grossiste. »
Mais alors… mais alors..le père noël ne distribue pas de cadeaux ? Pas de traîneau ? Pas de cheminée ???
Il me fait cette terrassante réponse : « si, je continue à distribuer… à ceux qui croient encore en moi. Le plus ironique, c’est qu’ils sont persuadés qu’une âme bienveillante vient remplir leurs souliers. Résultat, ils ne commandent rien, ne font pas de liste, et je dois encore plus me casser le ciboulot. »
Mais alors les gens…« sont cons, oui ! » (euh, moi, j’ai rien dit). « S’ils n’achetaient rien, ils auraient tout gratis. Mais faudrait que je livre au pied du sapin. Et faudrait que je me remette à distribuer les produits. Que j’organise une sectorisation, un planning par quartier et par lutin dans le monde entier à chaque noël, je vous raconte pas le boulot. Recommencer à se retrouver coincé dans les cheminées… et je n’obtiendrais plus mes subventions de la part des grandes marques. L’État, vu la crise, ne m’allouerait qu’un budget pourri. Et je repasserais sous la barre des 5000 euros mensuels. Alors ferme-la. Ne dis rien dans l’article s’il te plaît. »
Mais où êtes-vous basés ?? Personne n’a jamais vu d’entrepôts à vos couleurs !
« Ne sois pas crétine. Tu crois vraiment qu’on va peindre en rouge fluo « ICI LE PÈRE NOËL FABRIQUE LES JOUJOUXXXXX ». Ça n’aiderait pas les grosses boîtes qui vendent à noël ! Et pi surtout, faudrait se remettre à bosser.
On se rend quand même service : nos usines sont dissimulées dans des entrepôts aux couleurs des grosses boîtes comme Tatol ou Sumsang. On leur fait de la pub un peu partout dans le monde, là où ils ne sont pas implantés, et en échange, on paye pas de loyer. »
QUOI ? Vous délocalisez ?
« Ben le père noël bosse dans le monde entier très chère, il est délocalisé par essence ! »
Bah oui, suis-je bête. J’aurais 10 000 questions à poser mais là tout de suite la seule qui me vient, c’est le montant de son salaire :
« J’ai un ptit salaire, environ 20 000 euros par mois. Heureusement, j’ai la prime de noël en décembre. J’ai de grosses responsabilités, je manage les ouvriers (lutins). Pour mettre un peu de papillotes dans les épinards, on édite aussi un calendrier avec le père noël en chef et les contremaîtres, façon photo de classe, mais à poil : ‘les vieux du stade’. C’est Albert, un photoreporter très célèbre, qui accepte de nous rendre ce service bénévolement. Julia filme toujours le making of des séances photo, faudrait qu’on édite un DVD, un jour ! « 
Et les lutins ? « Les lutins ? Ils sont au smic. »
Et vous sous-traitez ? Ou ce sont toujours vos lutins qui bossent ?
« La qualité laponne, je ne laisserais ça à personne d’autre » (gros clin d’œil). »Les lutins sont esclaves, euh, lutins, de père en fils. De mère en fille. De tontons en neveux. Ils n’ont pas le choix, et ils ne s’en plaignent pas. Y’a eu une tentative de soulèvement en 89 mais ça a mal fini, le délégué syndical a fini empalé sur un renne. Vous imaginez les bois tous sanguinolents de ce pauvre Abraham…87, je crois. (Tous les rennes sont nommés Abraham et numérotés, référence à leur cri. A la base une blague de Björg, Père Noël suédois de 1896 à 1901, et depuis, c’est resté). Bref, on a mis 15 jours à les lui nettoyer. Au final, on a fait appel à Yacine, blanchisseur de son état et expert ès taches. Une perle ! Pour ne pas que ça se reproduise, on oblige les lutins à prendre des cours de claquettes avec Alain. Ça les met de bon poil et ils ne se rebellent pas. »
« Les sondes Pitot ? Des boucs-émissaires. »
A qui vont les lettres des gamins : « à ton avis ??? Où va une enveloppe marquée ‘paire noyèlle’ au stabilo rose et à laquelle il manque l’adresse ? Évidemment je les reçois quasi toutes. C’est le seul truc qu’il me reste. Tu imagines bien que La Poste va pas s’amuser à payer des gens dans un service créé exprès pour ça. Nan, pour ça, pas de souci, je reçois tout en express. Résultat, un quintal de lettres qui ne me servent à rien puisque les parents, dans leur grande majorité, si tu as tout suivi, vont aller acheter eux-mêmes les cadeaux. Tu vois l’évolution de la profession. Avant, j’étais payé par l’État pour distribuer des produits gratuitement à tout le monde. Maintenant, je suis payé grassement par des grosses boîtes qui revendent mes produits à tout le monde. Ça me va ».

Bon, c’est mon 3e mojito, tous mes mythes sont explosés, on peut finir en beauté. Les rennes, maintenant. Ils ne volent pas plus que vous et moi, j’imagine ?
« Les rennes sont là pour la déco. ils sont dans un enclos, se reproduisent, tranquilles. Deux fois par an, on les sort quand même. La NASA a spécialement fabriqué un propulseur. On les y harnache et on les fait voler en mode télécommandé : en juin pour tester l’équipement, en général au-dessus d’un océan, pour rester discrets, et la nuit de noël, histoire qu’un ou deux nabots les aperçoivent dans le ciel et perpétuent la tradition. Dans le traîneau, on place un mannequin plus vrai que nature, aux dimensions du père noël en chef. Tout est fait main, artisanal, grâce à Giancarlo, notre fournisseur officiel. Mais bon, là-bas aux States, ça fait un bail qu’ils  ne nous ont pas renouvelé le matos. Pour tout te dire…euh…je sais pas si je peux te confier ça…bon, ça, c’est en off:
En juin 2009, le technicien s’est planté sévère et le turbo réacteur est parti en vrille, a percuté le Rio-Paris, puis est tombé en rade dans l’Atlantique. La NASA a conclu à l’erreur humaine et a refusé de nous en livrer un autre. C’est à peine s’ils ont consenti à fermer les yeux sur l’affaire (à grand renfort de pots de vin). On n’a parlé que du crash aérien, mais au final, les sondes Pitot ne sont que des boucs-émissaires. »
« Faut arrêter de prendre les gosses pour des cons.« 
J’ai les réponses à (presque) toutes mes questions, exceptée une dernière : supposons que je n’ai pas de cheminée, comment faites-vous pour me livrer en Iphone, nouvel ordi, joujoux sonnants et trébuchants ? « Hahahaaaa, euh, HOHOHO (nan parce que chui obligé d »utiliser ce rire, c’est écrit dans mon contrat. Il est breveté par les bonbons HO, c’est un sponsor, tu comprends mais apparemment ça marche pas des masses, personne connaît ces bombecs, bref). Ta question me rappelle le Livre Blanc du père noël, rédigé par Stanislas le Gros (Ve père noël du nom sous la dynastie des Klaus), quand il en a eu trop marre de répondre aux questions naïves des parents du style : ‘On n’a pas de cheminée, keskeujedisaThéoetLola ?‘. C’est bon, faut arrêter de prendre les gosses pour des cons quoi. Il a rédigé une FAQ, et la réponse pour celle-ci est : ‘quand y’a pas de cheminée, je passe par la porte’. »
On arrête là, Le père noël me mate d’un œil torve qui ferait passer DSK pour un petit lutin.
Alors voilà, le bonhomme rouge et blanc existe bel et bien.
Malheureusement, de source sûre, le père noël est une ordure.

Gérard

Les questions bonus
Son métier en un mot :
« Imposture » . Ah nan, ça, c’est moi qui le dis. Gérard a dit : « Grâce ».
Petit, il voulait être : 
« Boucher. »
Un autre métier ?
« Boucher-charcutier (j’ai appris plus tard qu’on pouvait faire les deux). »
Le jargon:
Atterrissage (souvent forcé), écrénage, bramer, à la barbe de, débricoler, basculer le feu, laminer au manche, injecteur, reniper, tractionner…
Ses modèles :
« Je n’en ai pas. Wo Tchang (mandat 1993-1998), à la rigueur, qui a légalisé le whisky et boycotté les grelots, mais je pense qu’avant moi…point de salut ! »
L’anecdote:
« Une fois, des militants altermondialistes ont réussi à aller jusqu’aux portes de la centrale EFD dans laquelle nous sommes basés, en hurlant : ‘nous savons qui vous êtes !’ On a vraiment eu peur mais ils ont malencontreusement fini piétinés par les rennes.”
Où trouver Gérard :
HOHOHO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et toi t’es dans quoi sur Facebook
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Un commentaire pour En rouge et blanc

  1. ma dit :

    pfffou ! fin d’année sous acides on dirait ! 😀 hohoho…

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