Garde des corps

#12 Alexandre, agent de chambre mortuaire / assistant légiste
A 8 ans, Alexandre* n’était pas du genre à s’endormir paisiblement. De son village de banlieue, il se rappelle les longues nuits d’hiver…et les terreurs nocturnes.  La nuit, la mort venait le visiter. Les conversations des anciens n’y étaient sans doute pas étrangères : plutôt que de taquiner les billes avec ses petits camarades, Alexandre écoutait les septuagénaires évoquer la guerre, fasciné qu’il était par l’histoire militaire.
 Les défunts sont livrés avec le chagrin des vivants et l’impatience des employés des pompes funèbres.
25 ans plus tard, oubliez la gravité et la tête d’enterrement. Sa casquette « Slayer » et ses écouteurs où résonne du…death metal, sont moins les signes d’un esprit torturé qu’un caractère affirmé. La mort, il l’a apprivoisée, en a fait son métier. Et la Faucheuse marche au pas. Il s’amuse du cliché : « dans mon équipe, je suis le seul fasciné par la mort, les autres sont un peu arrivés là par hasard. »
Ni austère, ni faussement compatissant, il évoque son métier les yeux brillants. Les mots sont colorés, l’enthousiasme est communicatif, le ton, bien vivant. Il parlera deux heures et demie à cœur ouvert, et j’aurai la sensation d’avoir à peine effleuré son activité.
Depuis un an, Alexandre exerce deux métiers. Il est d’abord agent de chambre mortuaire. Sa mission principale est de récupérer les patients décédés à l’hôpital (le plus souvent) et de préparer leurs corps afin de les rendre présentables pour les familles. Ces défunts-là se passent d’autopsie. « Le/la défunt(e) est transféré à la morgue dans les dix heures. On le transfère en ambulance de bâtiment à bâtiment, mais comme le corps reste souple environ quatre heures, on peut passer par les couloirs. » Avec un sourire malicieux, Alexandre explique que les morts circulent incognitos parmi les vivants, peinards sur leurs brancards. « On fait croire qu’il dorment ou on les laisse intubés pour dissimuler une partie du visage ».
Ce que cet hyperactif aime dans son boulot, c’est l’absence de…temps morts. Les « patients » ont beau être paisibles, le service n’en est pas moins agité. Les défunts sont souvent livrés avec le chagrin des vivants et l’impatience des employés des pompes funèbres. « On a une sonnette pour chaque interlocuteur : les services hospitaliers qui nous envoient les corps, les pompes funèbres et les visiteurs. Parfois, les trois sonnent en même temps, il faut être partout et anticiper. »
Le centre hospitalier universitaire auquel ils sont rattachés gérant plus de mille décès par an, Alexandre et son équipe reçoivent régulièrement plus de dix morts par jour. Un chiffre astronomique lorsque l’on tient compte des sous-effectifs : « lors des gardes, tu peux avoir dix corps à préparer tout seul. Et il faut pouvoir déplacer un défunt de 110 kilos pour le changer de brancard ! » Il a remarqué que certaines périodes, comme la pleine lune, étaient plus favorables que d’autres à la Camarde. Son équipe, sollicitée physiquement et psychologiquement, inclut des femmes. « Et elles carburent » précise Alexandre.
Le manque de personnel en amont, dans les services hospitaliers, a aussi des conséquences pour son équipe. « Parfois, on doit faire une partie du boulot des infirmières ou aides-soignantes, qui n’ont pas le temps ou n’ont pas été formées à ça. On retrouve les morts les yeux ou la bouche ouverts. Le drap sur lequel ils reposent est tout froissé, parce que l’infirmière n’a pas réussi seule à le faire glisser correctement du lit au brancard… » Et présenter tonton Gérard à sa famille en diagonale sur un drap qui pendouille ferait désordre.

« On n’est pas tous égaux face à la mort. »
Son inclination pour effectuer les manipulations physiques amènent ses collègues à l’appeler « pour les trucs les plus trashs ». Et, doit-on le rappeler, la mort n’est pas classe. « La règle, c’est qu’ils ressortent d’ici plus propres qu’ils sont entrés. Je récupère certains défunts sans couches, d’autres vomissent encore dans leur dernier sommeil. » Sans parler des risques sanitaires: Alexandre risque de se faire contaminer par le sida ou l’hépatite en se piquant. Quant à l’odeur, elle fait partie intégrante de ses journées. « Tu sens toujours la m…mais tu apprends à la maîtriser. »
Si Alexandre fait de son mieux, il ne s’appelle pas Dieu. « Certaines familles pensent qu’on va pouvoir quasi ressusciter leurs proches, mais certains se dégradent très rapidement. On n’est pas tous égaux face à la mort. » La morgue n’est pas la cour des miracles. Il arrive q’un(e) défunt(e) ne puisse pas être présenté(e) : « les noyé(e)s, les brûlé(e)s, certain(e)s défenestré(e)s, dont on ne présente qu’une partie de la face ».
Le/la défunt(e) est ensuite enregistré(e) sur un ordinateur grâce à son bracelet d’identification. Un bracelet ? Quid du mythe de l’étiquette accrochée au gros orteil ? « C’est aux Etats-Unis. Leurs chambres froides se composent de tiroirs individuels qui coulissent et les pieds apparaissent en premier. Nous, on a deux chambres réfrigérées, une en médico-légal et une en hospitalier. Les brancards sont alignés à l’intérieur. » C’est là que les défunts « attendent » leurs familles dans une pièce spécifique : le salon de présentation, après que leurs bijoux ont été recensés et portés sur un registre.
C’est ensuite au tour des pompes funèbres de venir faire la mise en bière, sous le contrôle des agents de chambre mortuaire. Un fonctionnaire de police scelle le cercueil en apposant deux cachets de cire. Personne n’a intérêt à faire tomber son alliance à l’intérieur. Une profanation de tombe ou de cercueil, c’est 100 000 euros. Un médecin signe ensuite la sortie du corps, puis les pompes funèbres ont 48h pour transférer le corps pour une inhumation ou une crémation. En cas de maladie infectieuse, il faut sceller le cercueil très rapidement. Une situation que Alexandre déplore : « il arrive que les services oublient de dire aux proches que le lit d’hôpital est le dernier endroit où ils pourront voir le corps ». Pour la famille qui ne s’est pas déplacée à temps, il est trop tard pour un dernier adieu.

Scène de la série « Six feet under »

« L’autopsie te met face à deux intimités : la nudité et l’intérieur du corps »
Sa seconde casquette est celle d’assistant légiste lors des autopsies, véritables protocoles dont le but est d’empêcher les cadavres d’emporter le secret de leur mort jusque dans la tombe. Dans son CHU,  plus de cent y sont pratiquées chaque année. Si l’on imagine un univers aseptisé, Alexandre remet les pendules à l’heure : « les gens fantasment beaucoup, ils ont les clichés des ‘Experts’ en tête, mais en réalité, c’est ‘bienvenue dans Gore land’. L’aspect psychologique, tu oublies. » Il se souvient de son premier tête-à-tête avec un corps « prêt à disséquer » : « malgré mes trois ans d’expérience en pompes funèbres, les exhumations, les relèves de défunt(e)s sur la voie publique ou sur les scènes de crime…j’étais fébrile. Tu vois un être humain en découper un autre…tu te dis ‘ah ouais’. Pendant cinq à six heures, tu te retrouves face à deux intimités : la nudité et l’intérieur d’un corps. »
Le médecin légiste, seul ou assisté d’un interne, est aussi un expert dont le témoignage enverra peut-être quelqu’un en prison. « Mon travail, c’est de préparer la salle, le corps (sous une bâche scellée) et jusqu’à trente instruments. » Alexandre évoque une organisation « militaire ». « Le médecin légiste réalise d’abord un examen externe pour déceler d’éventuelles traces de piqûres, de coups. Pendant ce temps, une secrétaire médico-légale et un policier retranscrivent ses observations, pendant qu’un autre prend des photos.

Une table d’autopsie

Puis les organes sont retirés, pesés, découpés. Les prélèvements serviront à vérifier toxicologie, virologie et macrobiologie. Les échantillons, placés dans des pots scellés par la police, seront envoyés en anatomo-pathologie. « Lorsqu’on est limité en temps, j’interviens davantage. Je tiens le cerveau ou l’intestin, qui fait neuf mètres de long, pendant que l’interne le découpe, ou je prélève l’humeur vitreuse de l’oeil avec une seringue ». Cette partie du travail purement technique ne lui pose aucune question. « Le/la défunt(e) n’est plus une personne, c’est un sujet d’étude, tu n’es plus dans la souffrance. Il s’agit de trouver la vérité sur ce qui lui est arrivé. »
Si ce traitement est réservé aux victimes de crimes, aux morts suspectes, ou sert à identifier les corps de personnes disparues, il concerne de plus en plus les personnes âgées isolées, que l’on retrouve parfois après plusieurs mois sans que personne ne s’en soit inquiété. L’autopsie est aussi un acte chirurgical « violent et barbare » dont Alexandre est chargé de réparer les dégâts. Reconstituer le puzzle tel quel serait un casse-tête : « les organes ont été découpés en tranches, donc on les redépose simplement dans le corps dans un sac plastique pour l’étanchéité. Tu ne sais jamais comment va réagir la famille. Ils peuvent vouloir le toucher…si les sutures pètent, il n’y aura donc pas d’écoulement ni de saignements. » Et de citer certaines familles très pratiquantes, qui passent leurs défunt(e)s au peigne fin : « ils sont très croyants et  vérifient que tout est bien recousu. »
Après l’autopsie, il faut compter deux heures de ménage dans la salle, plus le récurage des instruments. « On les met dans une procédure chimique à base de soude, et ils partent à la stérilisation. Enfin, ils sont mis sous scellés avant de rejoindre l’une des trois caisses d’autopsie, qui sera ‘cassée’ par le médecin légiste la fois suivante. »
« Question décès, l’administration française est abominable »
Pour supporter ce qui s’apparente souvent à des visions d’horreur, Alexandre et son équipe manient la blague aussi sûrement que la pince à dissection. L’humour, noir comme un deuil sans fin, permet à toute son équipe de relâcher la pression. « On pète un plomb, on chante : ‘Stand by me’ en recousant un mort. On se charrie beaucoup, aussi. » Croquer la mort pour éviter qu’elle ne les broie.
Mais pas question de prendre son métier à la légère. S’il est un mot que Alexandre répètera à l’envi pendant l’interview, c’est « carré ». Carré dans les gestes techniques, qui lui permettent de rendre leur dignité aux défunts. Carré dans son rapport aux familles, aussi, d’autant que les employés de pompes funèbres sont avant tout des commerciaux. « Certains leur mettent la pression. » Sans parler de l’administration française, qui s’accommode mal des états d’âme. « Quand le/la défunt(e) n’a rien prévu, tout est terriblement compliqué, les familles sont perdues. » Ajoutez à cela les questions d’argent…Alexandre milite pour les contrats obsèques : « ça facilite vraiment les choses niveau paperasse et financement. » Dans le cas où rien n’a été prévu, il prend le temps d’expliquer les choses comme s’il s’adressait à des enfants. Certains ont vraiment « tiré la boule noire ». Il évoque un homme qui a perdu sa mère : « deux semaines après, il est revenu pour son père. Le pire, c’est que tu ne les reconnais pas forcément, tu en vois tellement passer… »
L’oubli, la confusion, Alexandre les redoutait beaucoup à ses débuts. « Quand dix familles défilent dans une journée, hors de question de confondre lequel a apporté des vêtements, lequel a fait appel à telle pompes funèbres. Certains noms se ressemblent, alors j’ai un carnet, je note tout. »
Alexandre jauge beaucoup et sent lorsque les endeuillés ont besoin de se confier: « la souffrance est brutale pour ceux et celles qui se retrouvent veufs ou veuves à 30-40 ans, ou ceux qui perdent leur enfant. Tu les fais parler, pleurer, tu les écoutes et tu essaies de proposer des choses simples. Par exemple, si le/la défunt(e) aimait le foot, tu proposes de l’inhumer vêtu du maillot de son équipe préférée. Tu gardes sa personnalité vivante. Je me souviens d’un fan de catch enterré avec toute la panoplie : un T shirt, une casquette, un drapeau ! Les gens ne sont pas tous en costard dans leur cercueil. » Mais on ne meuble pas sa dernière demeure avec n’importe quoi. « On n’a pas le droit de placer des objets en métal ou à pile. Un pacemaker peut faire exploser un four de crémation. »
Alexandre apprécie que son travail soit organisé de façon à ce qu’il tourne sur les différents postes : la préparation des défunts, l’accueil, le médico-légal, ou le nettoyage des salles. « Si je ne pratiquais que des autopsies, j’aurais l’impression d’être un boucher. A l’inverse, accueillir les familles me ramène dans le vivant, me donne du recul sur mon travail, mais si je ne faisais que ça, je finirais par me faire interner ! » Le rapport aux familles est encore ce qu’il redoute le plus, se jugeant en première ligne.« Tu ne sais jamais ce qui va se passer, on peut t’agresser physiquement. J’ai déjà dû séparer des membres d’une famille qui se battaient pour un héritage. »
 « La morgue reflète tous les maux de la société »
Quand Alexandre rentre chez lui, l’impression de décalage est frappante, du macabre à l’ordinaire. « Tu t’occupes d’un bébé qui a été énucléé pour les besoins d’une analyse, puis dans le bus, tu croises des gens. S’ils savaient qu’une demie heure avant tu colmatais les orbites d’un nourrisson avec du coton… »
Notre assistant légiste en jette encore quelques pelletées : « c’est un job difficile que tu n’exerces pas pour la gloire. Tu es corvéable à merci pour 1300 euros nets par mois. Lors de certaines gardes, tu peux passer quatre jours seul, et tu n’as pas le droit à l’erreur. On a des familles confrontées à la mort. » Malgré tout, ce travail n’a pas raison de ce passionné : « le corps est une machine complexe tellement bien huilée ! Je n’aurai jamais le niveau pour devenir médecin légiste, mais ça me va. Les légistes ne voient pas les familles. Ils arrivent, ouvrent le corps, repartent. On les chambre en leur disant qu’ils iront en enfer ! »

Pour se défouler, il chante et joue dans un groupe, dans un savant mélange de death et de black metal. « Mon travail me donne la matière pour nourrir mes chansons. En échange, ma musique canalise la haine et la tristesse que je reçois. »Dans ses textes, il rend hommage à « ses » défunts. C’est que lui-même revient de loin.
A l’adolescence, il a échangé les terreurs nocturnes pour les obsessions morbides. « Au lycée, je traînais avec les jeunes à problème. Deux potes se sont suicidés. Je trouvais des lapins morts que je ramenais sous mon lit. C’était hyper macabre, déplacé. » Sans le bac, il cumule les petits boulots, et fait les quatre cent coups, entre sports extrêmes et bagarres de rue. « Je provoquais la mort pour éprouver la vie ». Il a 19 ans, les idées noires et les cheveux longs. Un agent ANPE l’oriente vers la thanatopraxie. Sans expérience, il travaille deux ans dans une société de pompes funèbres à Paris, et ses débuts, pendant la canicule de 2003, sont fracassants. Au concours de thanatopracteur, il termine dans les premiers, mais pour des raisons financières, il n’est pas retenu. Après cette déception, il s’engage dans l’Armée pendant cinq ans. « J’ai assisté à un enterrement en Côte d’Ivoire, ça m’a donné une autre façon d’appréhender la mort, dans la joie ». Lorsque son régiment est dissous, il vient de rencontrer son amie et met fin à son engagement militaire. Il retrouve un travail dans une société de pompes funèbres pendant un an, ce qui lui permet de devenir assistant légiste au CHU (pour travailler à la morgue, il faut avoir fait trois ans en funéraire).
Aujourd’hui, il entretient avec la mort un rapport plutôt apaisé, même si s’occuper des défunts ne va pas toujours de soi :  » 90% d’entre eux sont alcoolisés ou drogués lors de l’autopsie. La morgue reflète tous les maux de la société…il faut avoir foi en l’humain ». Et l’humain est capable des pires folies : « un jour, l’un de nous s’occupait d’une femme tuée à coups de marteau. Juste à côté, un autre préparait un homme défenestré. C’était lui qui avait tué sa femme avant de se suicider. Mais on n’est pas là pour juger. Tu dois suffisamment t’impliquer pour bien bosser mais avoir assez de recul. »
Pas évident lorsque Alexandre est renvoyé à la disparition de ses proches. « Certains défunts me font physiquement penser à mes amis ». Sa propre mort, il l’a déjà pensée, et l’évoque naturellement, comme d’autres imaginent leur tenue de marié : « je veux qu’elle soit violente et rapide. En extérieur. » En attendant, il se protège, tant que faire se peut.« je sais qu’un matin, ça me tombera dessus, je trouverai le corps d’un proche dans la chambre réfrigérée. Si ça arrivait, je ne voudrais pas m’en occuper. Je le confierai à un collègue que j’apprécie, et je reviendrai me recueillir aux heures d’ouverture ».
Lorsqu’il travaillait aux pompes funèbres, ses défunts revenaient le hanter la nuit. « Maintenant, j’arrive au boulot avec la patate, je suis épanoui. Je ne fais plus de cauchemars ». Ses vieux démons reposent en paix.
Les questions bonus
Son métier en un mot :
“Empathie”
Petit, il voulait être :
“Astronaute”
Un autre métier ?
« Comédien”
Le jargon :
« Techniquer » les défunts (les préparer)
« Casser » la boîte d’autopsie (la desceller)
Les frigos (chambres réfrigérées)
Faire la vaisselle (nettoyer les instruments d’autopsie)
« Restauration tégumentaire » (restaurer le corps après une autopsie)
Les anecdotes :
« Un cas d’école : on a autopsié un homme qui fumait, buvait, se droguait et ne mangeait plus. Impossible de déterminer ce qui l’a tué en premier.
On a eu aussi un bébé d’un an qui avait une crête en guise de cheveux, ses parents étaient des punks.
Enfin, il arrive souvent que les gens vivent le deuil de manière individuelle, persuadés d’être les seuls touchés par un décès. Ils arrivent sans donner de nom et disent : « je viens voir mon père ». Mais moi, j’en ai dix dans la chambre froide ! »
Ses conseils :
« Si vous voulez faire ce job, il faut avoir une grande rigueur, mais surtout il faut assumer. Si vous arrivez avec la peur au ventre, c’est la preuve cela ne vous convient pas. Et il faut absolument avoir un exutoire, un défouloir pour tenir, sinon, vous vous foutez en l’air ! »
* Prénom modifié, il a souhaité garder l’anonymat afin de préserver l’intimité des gens et le secret de l’instruction dans le cas des autopsies.
P.S : Alexandre m’a indiqué ce documentaire d’Eric Wastiaux sur la morgue de Richmond, en Virginie. Il complète bien ses « déclarations ».
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